Chaque fois qu’un enfant dit : « je ne crois pas aux fées », il y a quelque part une petite fée qui meurt.
Lire la suiteEtant en zone sud en 1943, je me trouvai en contact avec un cénacle de poètes qui publiaient leurs vers dans une revue locale. L’un d’eux, farouchement antinazi, publiait au grand jour des poèmes vengeurs dans lesquels il disait cruellement son fait à...
Lire la suiteArrête toutes les horloges, coupe le téléphone, Jette un os juteux au chien pour qu’il cesse d’aboyer, Fais taire les pianos et avec un tambour étouffé Sors le cercueil, fais entrer les pleureuses. Que les avions tournent en gémissant au-dessus de nos...
Lire la suiteVous qui venez ici dans une humble posture Débarrasser vos flancs d’un importun fardeau, Veuillez, quand vous aurez satisfait la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore un courant d’onde pure, Sur l’autel tout fumant poser...
Lire la suiteMon petit Lou adoré Je voudrais mourir un jour que tu m’aimes Je voudrais être beau pour que tu m’aimes Je voudrais être fort pour que tu m’aimes Je voudrais être jeune jeune pour que tu m’aimes Je voudrais que la guerre recommençât pour que tu m’aimes...
Lire la suiteLe ciel est étoilé par les obus des Boches La forêt merveilleuse où je vis donne un bal La mitrailleuse joue un air à doubles croches [...] Je t’écris ô mon Lou de la hutte en roseaux Où palpitent d’amour et d’espoir neuf coeurs d’hommes Les canons font...
Lire la suiteMon très cher petit Lou je t’aime Ma chère petite étoile palpitante je t’aime Corps délicieusement élastique je t’aime Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime Sein gauche si rose et si insolent je t’aime Sein droit si tendrement rosé je t’aime...
Lire la suiteIl en viendra beaucoup des trouveurs d’aventure, En galop tout poudreux, des roses pleins les mains, Mais l’un, un soir, dénouera votre chevelure Et vous crierez : C’est toi !... C’est toi jusqu'à demain. Car l’endemain viendront des chevaucheurs encore...
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