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Les littératures picorées

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Bachelard Gaston (1)

Le paradis, à n’en pas douter, n’est qu’une immense bibliothèque.

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Azzedine Saphia - Confidences à Allah

Ça fait tellement mal de n’être qu’autrui et jamais quelqu’un.

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Aymé Marcel - LA RUE SANS NOM (1)

Enfin, Minche a de la religion. Il ne va pas à la messe, parce que cela ferait causer, mais il croit qu’il y a un Dieu ; depuis la dernière grève des usines Té. Avant, déjà, il s’en doutait. La dernière certitude lui est venue certain après-midi, alors...

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Aymé Marcel - LE VIN DE PARIS (1)

- Ca va, coupa Martin, tu nous en casses deux, avec tes renvois. - Ta petite sœur. Quel âge que vous avez, vous autres ? Les cafetiers, auxquels s’adressait la question, gardaient un mutisme digne, le regard vague, la bouche pincée. - Vos âges, nom de...

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Aymé Marcel - DU COTE DE CHEZ MARIANNE (1)

On a beau se cuirasser d’égoïsme, on n’éprouve pas moins un certain remords à penser que nombre de gens ont faim, et pas assez pour en crever.

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Aymé Marcel - LE CONFORT INTELLECTUEL (1)

Etant en zone sud en 1943, je me trouvai en contact avec un cénacle de poètes qui publiaient leurs vers dans une revue locale. L’un d’eux, farouchement antinazi, publiait au grand jour des poèmes vengeurs dans lesquels il disait cruellement son fait à...

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Aymé Marcel - LE CHEMIN DES ECOLIERS (1)

Je suis un être infect, lâche et sans consistance. J’appartiens à cette espèce d’individus répugnants qui mènent une existence irréprochable pour ne pas exposer un principe dans les fondrières de leur conscience. Je me suis fait, pour mon plaisir, une...

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Auster Paul - L'INVENTION DE LA SOLITUDE (01)

Le langage n'est pas la vérité. Il est notre manière d'exister dans l'univers.

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Augez Paul (01)

Je me souviens d’avoir entendu parler de deux femmes qui s’aimaient sincèrement et vivaient en paix sans médire l’une de l’autre, quoique jeunes toutes deux ; l’une était sourde, l’autre aveugle.

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Auden W.H. - CHANT FUNEBRE (01)

Arrête toutes les horloges, coupe le téléphone, Jette un os juteux au chien pour qu’il cesse d’aboyer, Fais taire les pianos et avec un tambour étouffé Sors le cercueil, fais entrer les pleureuses. Que les avions tournent en gémissant au-dessus de nos...

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